amsterdam-_58_.jpgAmsterdam, c'est la Venise du Nord.
Magnifique ville, elle est le témoignage vivant de la splendeur des XVII et XVIIIe siècles Hollandais.

Elle est aussi la capitale de la contestation, de l'ouverture d'esprit, de la réflexion libre et sans entrave. Refuge des philosophes pendant les Lumières, elle est au XXe siècle la ville phare de la contestation et du progrès social, en témoignent les quartier populaires construit dans les années vingt en périphérie de la ville ancienne.

Aujourd'hui, au XXie siècle, la ville est devenue un havre tranquille où il fait bon flaner le long des caneaux en admirant les belles façades des différents quartiers de la vieille ville.

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Le quartier du Wallen est le centre touristique de la ville. On y trouve les célébres vitrines ou s'exibent les prostituées, mais aussi de très belles façades XVIII e siècle et de nombreuses échoppes.

Mais c'est en parcourant les quais au bord des canaux que l'on découvre la vraie nature d'Amsterdam.

A la périphérie du centre historique, les musées Van Gogh et Rijksmuseum nous offrent des collections exptionnelles qui témoignent des grandes heures de l'empire, quand Amsterdam était le centre d'un univers qui, des Amériques à l'Indonésie, était parcourru par les vaisceaux hollandais. Un monde aujourd'hui révolu mais qui marqua durablement ce peuple des rives de la mer du Nord.

Mais c'est peut-être au musée Van Gogh que l'on trouve les oeuvres les plus intimes, les plus proches de ce qu'est l'âme des Pays-Bas, notamment un goût immodéré pour la couleur et une fascination pour l'orient. A ce titre, la collection d'estampes japonaises du musée est superbe.


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Mon cœur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux
Et planait librement à l'entour des cordages ;
Le navire roulait sous un ciel sans nuages,
Comme un ange enivré d'un soleil radieux.
   
Quelle est cette île triste et noire ? - C'est Cythère,
Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons,
Eldorado banal de tous les vieux garçons.
Regardez, après tout, c'est une pauvre terre. 

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Île des doux secrets et des fêtes du cœur !
De l'antique Vénus le superbe fantôme
Au-dessus de tes mers plane comme un arôme,
Et charge les esprits d'amour et de langueur.
   
Belle île aux myrtes verts, pleine de fleurs écloses,
Vénérée à jamais par toute nation,
Où les soupirs des cœurs en adoration
Roulent comme l'encens sur un jardin de roses
   
Ou le roucoulement éternel d'un ramier !
Cythère n'était plus qu'un terrain des plus maigres,
Un désert rocailleux troublé par des cris aigres.
J'entrevoyais pourtant un objet singulier !
   
Ce n'était pas un temple aux ombres bocagères,
Où la jeune prêtresse, amoureuse des fleurs,
Allait, le corps brûlé de secrètes chaleurs,
Entre-bâillant sa robe aux brises passagères ; 
   

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Mais voilà qu'en rasant la côte d'assez près
Pour troubler les oiseaux avec nos voiles blanches,
Nous vîmes que c'était un gibet à trois branches,
Du ciel se détachant en noir, comme un cyprès.
   
De féroces oiseaux perchés sur leur pâture
Détruisaient avec rage un pendu déjà mûr,
Chacun plantant, comme un outil, son bec impur
Dans tous les coins saignants de cette pourriture ;    


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Les yeux étaient deux trous, et du ventre effondré
Les intestins pesants lui coulaient sur les cuisses,
Et ses bourreaux, gorgés de hideuses délices,
L'avaient à coups de bec absolument châtré.
   
Sous les pieds, un troupeau de jaloux quadrupèdes,
Le museau relevé, tournoyait et rôdait ;
Une plus grande bête au milieu s'agitait
Comme un exécuteur entouré de ses aides.
   
Habitant de Cythère, enfant d'un ciel si beau,
Silencieusement tu souffrais ces insultes
En expiation de tes infâmes cultes
Et des péchés qui t'ont interdit le tombeau. 
    
   

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Ridicule pendu, tes douleurs sont les miennes !
Je sentis, à l'aspect de tes membres flottants,
Comme un vomissement, remonter vers mes dents
Le long fleuve de fiel des douleurs anciennes ;
   
Devant toi, pauvre diable au souvenir si cher,
J'ai senti tous les becs et toutes les mâchoires
Des corbeaux lancinants et des panthères noires
Qui jadis aimaient tant à triturer ma chair. 

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Le ciel était charmant, la mer était unie ;
Pour moi tout était noir et sanglant désormais,
Hélas ! Et j'avais, comme en un suaire épais,
Le cœur enseveli dans cette allégorie.
   
Dans ton île, ô Vénus ! Je n'ai trouvé debout
Qu'un gibet symbolique où pendait mon image...
Ah ! Seigneur ! Donnez-moi la force et le courage
De contempler mon cœur et mon corps sans dégoût


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Je parcours les quais et, d’un côté, je regarde ces façades qui penchent, puis de l’autre, image d’Epinal d’un comte de Perrault, tout est de travers, disproportionné.

Les rez de chaussées sont gigantesques, les fenêtres immenses, aussi grandes que la bouche d’un géant, les briques noires comme les ténèbres… Je pourrais penser que je suis dans le décor d’un film de Tim Burton, dans un autre monde, mais non, je suis simplement à Amsterdam et je suis dans un état tout à fait normal…
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La ville se développe le long des canaux. L’organisation géométrique de ceux-ci laisse libre cours à l’imagination des architectes : les styles se juxtaposent du XVIIIe au XXe siècles, les différentes approches de l’architecture se rejoignent dans une exploration toujours renouvelée du rapport entre les grandes baies largement ouvertes sur l’extérieur, leurs menuiseries noires, leurs encadrements blancs et les murs de briques, rouges, noires ou enduits.

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Illusion, rêve, émerveillement… Amsterdam, on y va pour découvrir la ville mythique et on y revient pour goûter à ses saveurs.
 
Décor unique, douceur de vivre, on y est bien, tout y est bien, on est heureux, parce que les gens y paraissent heureux… 
Parfois aussi, on croise des visages cadavériques, des yeux éteints ou brulés par les drogues, regards hilares qui ne nous font pas rire.
 
Ville étrange, ville de comte, ville de rêves et de cauchemars.

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Le long des canaux, on erre à la recherche d’un univers perdu, d’une bourgeoise égarée au doux sourire, d’un philosophe qui se perd dans ses pensées, d’un commerçant avisé qui cours vers son avenir en oubliant le présent.
 
Refuge des derniers révoltées, des amoureux et des contemplatifs, les canaux d’Amsterdam constituent un univers géométrique crée par l’homme pour qu’il s’y perde, pour qu’il courre derrière ses rêves, pour qu’il oublie ses misères et se révèle à lui-même.

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