Karnak ville des dieux sur terre

Le Temple de Karnak est un ensemble impressionnant où tout est hors de proportion, gigantesque, à la limite oppressant.
Le site, très étendu, se situe au nord de la ville, composé de temples, de cours, de pylônes et d’une multitude de sculptures. C’est une véritable ville temple d’1.5 km sur 800 m de large.
 
Là-bas,  se sont accumulées toute la richesse et la splendeur des prêtres égyptien, Karnak est le symbole de leur pouvoir et de leur opulence au sein de la civilisation de l’ancienne Egypte.
Pendant des siècles, le temple a été agrandi, modifié, enrichi, au temps où il s’appelait Ipet-Isout chaque pharaon devait apporter sa pierre à l’édifice.
 
Les Trois temples principaux du site sont :
- Le temple d’Amon
- Le Temple de Mout
- Le temple de Montou
 
Edifié au Moyen empire, le temple à été agrandi pendant tout le Nouvel empire, les rajouts et modifications se sont prolongés jusqu’aux époques ptolémaïques et chrétiennes.
 
Au centre du complexe, le temple d’Amon est le site le plus spectaculaire du fait de la conservation de la grande salle hypostyle aux piliers bombés, immenses, énormes.
Ce spectacle unique au monde montre bien l’objectif des architectes et prêtres de l’ancienne Égypte: impressionner le visiteur, et ceci plus qu’au temple de Louxor.
Ici, l’homme n’est rien face aux puissances qui régissent l’univers, il est comme un insecte au milieu d’une forêt, minuscule, complètement écrasé par la masse et la profusion des piliers. A ce titre, l’effet de renflement à la base des piliers, la portée très courte entre chaque colonne, la trame très sérée de 9 x 7 de chaque bas côté, 61 piliers de part et d’autre de l’allée centrale, accentue l’impression d’écrasement, beaucoup plus qu’à Louxor.
Le but était d’impressionner le peuple, mais aussi les puissants, y compris le pharaon.
 
Aujourd’hui, le site en lui-même reste trop grand pour être appréhendé en une seule visite ; seul le temple d’Amon est suffisamment bien conservé pour que l’on puisse lire son plan.
Le reste des ruines, sans une explication didactique précise, est difficilement compréhensible.
Le temps est donc indispensable pour parcourir le site, imaginer la splendeur passée des monuments en ruine, comprendre la composition d’ensemble, lire les différentes périodes à travers l’évolution des styles.



 


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Le Nil...berceau de l'egypte

Temple de louxor

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Karnak

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Edifié par Aménophis III (1390-1352 av JC) le temple de Louxor est un vestige grandiose du Nouvel Empire. Son emplacement au bord du Nil permet de l’apprécier aussi bien depuis les rives du Nil que depuis les quartiers avoisinants. Aujourd’hui la ville entoure ce qui fut l’un des temples majeurs de la Thèbes antique. En le voyant ainsi surgir des constructions récentes j’ai été à la fois surpris et impressionné par la beauté du site et l’ampleur des constructions.
 
Quand on pénètre à l’intérieur du temple on est transporté 3 400 ans en arrière. Difficile d’imaginer aujourd’hui ce que pouvait être cette civilisation, même si les ouvrages sont nombreux, romans, récits, ouvrages d’érudit, traité scientifique, l’Egypte antique est un sujet étudié, décrypté depuis 200 ans. Mais ils n’en reste pas moins que ses mœurs, sa religion, sa politique, son art sont bien éloignés de nos civilisations contemporaines. Si vous êtes bouddhistes ou hindouiste vous pouvez trouvez un sens aux bas reliefs d’Angkor, si vous êtes un occidental vous pouvez vous identifier aux temples romains ou grecs, si vous êtes juif la moindre inscription antique est pour vous un témoignage d’une terrible actualité. Pour l’egypte, cette civilisation perdue, j’ai l’impression d’être face à une civilisation d’un autre age, d’un autre monde, d’un autre temps.
 
Sentiment étrange et parfois troublant, je me suis parfois sentie dans la peau d’un intrus, d’un profanateur, drôle d’impression. Pour moi du coup et paradoxalement l’egypte me renvoi à l’inde et à la civilisation hindou, parce qu’elle plonge ses racines dans l’histoire tout en continuant à exister. Pour moi le parallèle est parfois saisissant entre les deux civilisations et notamment dans l’ordonnancement de leur temple et leur approche de la mise en scène du sacré.
 
Le temple égyptiens, comme certain temple indien,  est constitué d’une succession de cour qui mènent vers le sein des seins qui reste souvent inaccessible au néophyte et dont de toute les manières l’accès n’est réservé que dans une relation individuel, un face à face entre les dieux et l’homme. Aucune grande salle pour des célébrations collectives comme dans l’architecture chrétienne ou musulmane.
 
Cette confrontation individuelle avec le sacré impose la mise en scène du parcours entre l’extérieur et le sein des seins. Ce parcours s’organise autour d’une succession de cours et d’allées majestueuses. Tout est fait pour glorifier les dieux et minimiser l'être humain, les proportions des ouvrages sont exacerbés, les colonnades sont monstrueuses, les portiques gigantesque, tout dans les premières salles est fait pour impressionner. Prouesses techniques inégalées à l’époque et qui le restera pendant des siècles, cette mise en scènes est tout à la fois impressionnante et déconcertante. A Louxor après avoir franchit le premier pylône on pénètre dans la cour de Ramsès II, celle-ci à été partiellement transformée par les arabes pour accueillir une mosquée, symbiose étrange, qui crée l’une des silhouette les plus attachante du site où se côtoient les pilastres antique et les coupoles de la mosquée.
Après cette cour les colonnades monumentales d’Aménophis III mènent à la deuxième cour d’Aménophis III, au fond le temple. Les successions des cours mènent aux temples proprement dits, celui-ci s’organise autour d’une succession de salles, de moins en moins hautes et de plus en plus petite. Au début c’est la grande salle hypostyle, 32 colonnes, puis la chambre centrale et enfin la Chapelle des offrandes à l’extrémité du temple le sein des seins, la salle où guidé par les prêtres on peut accéder aux dieux. Plus loin on trouve le sanctuaire de la barque d’Alexandre et tout au bout le sanctuaire d’Aménophis III, lieux sacré, accessible uniquement aux prêtres, à la frontière entre le monde d’ici et l’au-delà.
 
Toute cette architecture, cette organisation spatiale symbolise bien la main mise absolue des prêtres sur la société, tout contact avec les dieux passe par leur bon vouloir.
 
Civilisation étrange, si loin de nos préoccupations contemporaines.

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Ancienne capitale du deuxième nome de Haute egypte, c’est à Edfou que l’on trouve l’un des temples les mieux conservé d’Egypte.
 
Commencé sous Ptolémée III Evergète en 237 avant JC, il est une retranscription fidèle du temple classique tel que le décrit Imhotep.
Très étendue à l’origine, il ne reste aujourd’hui que le pylône et le temple principal.
Consacré à Horus, à l’intérieur le bas-relief raconte la victoire du fils d’Osiris sur Seth, dieu des enfers. L’utilisation de la lumière à l’intérieur du temple confère à l’ensemble une ambiance très particulière, la transition entre l’extérieur et l’intérieur du temple, puis vers le saint des saints est emblématique d’une maîtrise parfaite de l’espace et de la lumière.
 
L’impression générale quand on arrive dans le temple est saisissante.
J’y suis allé avec mes enfants qui ont été impressionés par la splendeur intérieure du temple.
Pour des enfants qui ont énormément de mal à qualifier les ruines qui parsèment la vallée des rois, Edfou est une révélation. L’ensemble du temple est encore debout et surtout le bâtiment du temple, les salles et galeries périphériques sont encore couvertes par leurs dalles.
La lumière est diffuse, la pénombre omniprésente, la sainteté des lieux encore perceptible.
Là, ils comprennent ce qu’était un temple égyptien.
 
La transition entre l’intérieur et l’extérieur suit un schéma classique dans l’architecture égyptienne.
Les salles se succèdent sur un axe qui mène à la salle du sanctuaire d'Horus. 
Plus on avance, plus les salles sont petites, les colonnades moins nombreuses, la décoration moins ostentatoire.
Le plafond baisse progressivement alors que l’on monte peu à peu emmarchement par emmarchement.
 
Dans la dernière sale qui précède le saint des saints la pénombre règne et on peut accéder à une galerie périphérique. Le long de celle-ci, des salles de prières et de recueillement sont richement décorées de bas reliefs.
Des escaliers partent vers le toit, la plupart sont fermés.
Au bout de ces galeries on débouche sur une immense galerie qui longe la façade arrière du temple. Le long de cette galerie un immense bas relief raconte la lutte d’Horus et de Seth.
 
On est vraiment plongé comme nulle part ailleurs dans l’ambiance de cette époque.
 
Pourtant, le temple datant de l’époque ptolémaïque n’est pas un chef d’Oeuvre de pureté. Il n’est que la réplique d’un modèle de nombreuse fois répétées, il y a 2.000 ans, entre Imhotep et Ptoléméen III.
C’est comme si aujourd’hui on érigeait un temple romain au centre de Paris. Mais la magie est là puissante et ensorcelante.
 
Quand on vient des lointaines contrées européennes, on reste saisie par tant de grandeur, de majesté et de maîtrise.

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