Ancienne capitale du deuxième nome de Haute egypte, c’est à Edfou que l’on trouve l’un des temples les mieux conservé d’Egypte.
Commencé sous Ptolémée III Evergète en 237 avant JC, il est une retranscription fidèle du temple classique tel que le décrit Imhotep.
Très étendue à l’origine, il ne reste aujourd’hui que le pylône et le temple principal.
Consacré à Horus, à l’intérieur le bas-relief raconte la victoire du fils d’Osiris sur Seth, dieu des enfers. L’utilisation de la lumière à
l’intérieur du temple confère à l’ensemble une ambiance très particulière, la transition entre l’extérieur et l’intérieur du temple, puis vers le saint des saints est emblématique d’une maîtrise
parfaite de l’espace et de la lumière.
L’impression générale quand on arrive dans le temple est saisissante.
J’y suis allé avec mes enfants qui ont été impressionés par la splendeur intérieure du temple.
Pour des enfants qui ont énormément de mal à qualifier les ruines qui parsèment la vallée des rois, Edfou est une révélation. L’ensemble du
temple est encore debout et surtout le bâtiment du temple, les salles et galeries périphériques sont encore couvertes par leurs dalles.
La lumière est diffuse, la pénombre omniprésente, la sainteté des lieux encore perceptible.
Là, ils comprennent ce qu’était un temple égyptien.
La transition entre l’intérieur et l’extérieur suit un schéma classique dans l’architecture égyptienne.
Les salles se succèdent sur un axe qui mène à la salle du sanctuaire d'Horus.
Plus on avance, plus les salles sont petites, les colonnades moins nombreuses, la décoration moins ostentatoire.
Le plafond baisse progressivement alors que l’on monte peu à peu emmarchement par emmarchement.
Dans la dernière sale qui précède le saint des saints la pénombre règne et on peut accéder à une galerie périphérique. Le long de celle-ci, des
salles de prières et de recueillement sont richement décorées de bas reliefs.
Des escaliers partent vers le toit, la plupart sont fermés.
Au bout de ces galeries on débouche sur une immense galerie qui longe la façade arrière du temple. Le long de cette galerie un immense bas relief
raconte la lutte d’Horus et de Seth.
On est vraiment plongé comme nulle part ailleurs dans l’ambiance de cette époque.
Pourtant, le temple datant de l’époque ptolémaïque n’est pas un chef d’Oeuvre de pureté. Il n’est que la réplique d’un modèle de nombreuse fois
répétées, il y a 2.000 ans, entre Imhotep et Ptoléméen III.
C’est comme si aujourd’hui on érigeait un temple romain au centre de Paris. Mais la magie est là puissante et ensorcelante.
Quand on vient des lointaines contrées européennes, on reste saisie par tant de grandeur, de majesté et de maîtrise.
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