Ciel, murs, fruits, banderoles, décors, matières, faiences, crépis... tout est couleur sous le soleil d'Andalousie.

La lumière, les couleurs : jaune, rouge, blanc, bleu et vert se mêlent à l'intérieur des bâtiments comme dans les rues des villes. Un balais incésant, un émerveillement pour les yeux, un plaisir offert à tous...














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Homage à l'un des plus grands architectes de notre époque récemment primé par le Pritzer, équivalent du Nobel pour les architectes.

Jean Nouvel, tenant d'une approche contextuelle de l'architecture, marque chacune de ses interventions, à travers le monde et la France, d'une vision originale et pertinente les territoires qu'il investi.

A ce titre, la tour Agbar à Barcelone est un très bon exemple de cette approche tout à la fois géographique et culuturelle de la ville et du programme qui lui est soumis : ici une tour pour la Compagnie Générale des Eaux.

Jean Nouvel instaure un dialogue avec l'imaginaire catalan : concrétion du mont Serrat, architecture de Gaudi, tableaux de Miro, pinacle de l'architecture gothique et catalane. Il enrichi également sa démarche par une interprétation de la symbolique de la Compagnie Générale des Eaux dont ce sera le siège : l'eau, le jaillissement, la douceur.

La synthèse de ces différentes références, le travail précieux de la façade et le jeu des couleurs font de la tour Agbar un bâtiment exeptionnel que les barcelonais se sont accaparés et qui est devenu un nouveau symbole de la vitalité catalane.

Coup de chapeau au maître...

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Dans la vieille ville de Cordoue, se dresse l'un des monuments les plus somptueux du monde, vivant témoignage de la splendeur des Omeyyades : la Grande Mosquée. 

A l'extérieur, les hauts murs de la mosquées ne laissent rien présager des splendeurs qu'elle récelle, seules de magnifiques portes sont là pour nous laisser augurer de ses beautées intérieures.

Le minaret à l'entrée et la cours sont les premiers éléments de découvertes de ses splendeurs. Ombragée, la cours permet de proffiter du calme après le tumulte de la vielle ville ; on se laisse aller à l'ombre des ciprés et des palmiers.
Puis, on aborde la mosquée en elle-même : longue de 175 mètres et large de 128 mètres elle est considérée comme l'une des plus grandes du monde islamique et résulte de multiple adjonctions.
Mais, quand on pénétre à l'intérieur, on est frappé par les dimensions colossales de la salle de prière, ces poteaux qui portent à l'infini ces alignements sans fin.

La mosquée est un monde en soi, unique, troublant, comme une forêt de pierres où Dieu se cachrerait au fond dans le sein des seins.

Après la conquèrte au VIIIe siècle, les arabes font de Cordoue leur capitale, et commence à édifié une première mosquée sur les vestiges d'une ancienne basilique wisigoth. Le style utilisé est celui des grandes salles à colonnades. Le premier bâtiment sera plusieurs fois agrandi tout en préservant l'unité d'ensemble et notamment la système constructif ingénieux de la double arcades qui permet de siur élevée des colonnes et d'offrir cette volumétrie et ces séquances archiecturales de toute beauté.

Le long du mur de la qiba, la salle du mihrab est d'une rare splendeur.

Au XVI e siècle, les chrétiens, après avoir conqui la ville, construisirent une cathédrale à l'intérieur même de l'édifice. L'édifice masque pour partie les alignements sans fin des colonnades. Dommage pourtant, il reste encore 800 poteaux et le spectacle est toujours aussi saisisant, on aime s'y perdre pour retrouver Dieu...

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J’avance sur le toit l’air intrigué. En face de moi, les gueules monstrueuses et silencieuses sont plus grandes que moi. J’ai peur de disparaître dans ces êtres au ventre béant, au regard aveugle, qui reste sans mouvement fixant un horizon lointain, gardiens d’un temple étrange fermé aux hommes et ouvert aux seuls dieux qui parcourent les toits de la ville.


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Etrange, monstrueux, caparaçonner parfois de couleur éblouissantes et d’armures d’un autre temps, les monstres nous interrogent, nous, humains qui pénétrons sans avis dans leur monde de silence.
Ils nous demandent d’où nous venons, pourquoi nous avons abandonné le monde des rêves pour une réalité ô combien banale, pourquoi nous sommes restés à terre et avons oublié les chemins qui mènent aux délires et aux fantasmes de la vie.
 
Etrange… Parfois j’ai peur. Pourtant j’avance et  je me rapproche mais le dragon se réveillera t’il ? La salamandre m’enterrera t’elle ? Disparaîtrais-je dans les antres insoupçonnés et cachés par le grand maître sous les voûtes et les coupoles de ces toits sans fin ? Les gardiens m’aideront-ils à redescendre pour rejoindre les vivants qui grouillent en bas, au ras du plancher entre les hommes et les femmes du peuple ?
 


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 Les enfants pourtant sourient. Ils ne sont pas intrigués par ces visages sans voix.
Aurions-nous perdu notre naïveté ? Ce regard émerveillé qu’autrefois nous portions sur les choses ? Peut-être. Peut-être pas. Les visions d’un vieux fou seront-elles salvatrices ? Retrouverais-je mon âme d’enfant avec ce regard perdu ?


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