New-York--32-.jpg
J'ai trouvé chez Rimbaud une poésie qui, pour moi, évoque New York.

Cette ville symbolise la liberté mais également le délire mégalo de l'humanité et le fossé souvent énorme qui existe entre les individus et la sociéte, surtout quand celle-ci est régie par des mlécannismes économiques et financiers qui lui sont souvent étrangers et de toute façon difficilement compréhensible.

je vous livre donc ces instants parallèles entre Rimbaud et la "Pomme".

New-York--12-.jpg
"Ce sont des villes ! C'est un peuple pour qui se sont montés ces Alleghanys et ces Libans de rêve ! 
Des chalets de cristal et de bois qui se meuvent sur des rails et des poulies invisibles.
Les vieux cratères ceints de colosses et de palmiers de cuivre rugissent mélodieusement dans les feux. Des fêtes amoureuses sonnent sur les canaux pendus derrière les chalets.
La chasse des carillons crie dans les gorges.
Des corporations de chanteurs géants accourent dans des vêtements et des oriflammes éclatants comme la lumière des cimes.
Sur les plates-formes au milieu des gouffres, les Rolands sonnent leur bravoure.
Sur les passerelles de l'abîme et les toits des auberges l'ardeur du ciel pavoise les mâts.
L'écroulement des apothéoses rejoint les champs des hauteurs où les centauresses séraphiques évoluent parmi les avalanches.
Au-dessus du niveau des plus hautes crêtes une mer troublée par la naissance éternelle de Vénus, chargée de flotte orphéoniques et de la rumeur des perles et des conques précieuses, la mer s'assombrit parfois avec des éclats mortels. 

New-York--8-.jpg
Sur les versants, des moissons de fleurs grandes comme nos armes et nos coupes mugissent.
Des cortèges de Mabs en robes rousses, opalines, montent des ravines.
Là-haut, les pieds dans la cascade et les ronces, les cerfs tètent Diane.
Les Bacchantes des banlieues sanglotent et la lune brûle et hurle.
Vénus entre dans les cavernes des forgerons et des ermites.
Des groupes de beffrois chantent les idées des peuples.
Des châteaux bâtis en os sort la musique inconnue.
Toutes les légendes évoluent et les élans se ruent dans les bourgs.
Le paradis des orages s'effondre.
Les sauvages dansent sans cesse la Fête de la Nuit.
Et une heure je suis descendu dans le mouvement d'un boulevard de Bagdad où des compagnies ont chanté la joie du travail nouveau, sous une brise épaisse, circulant sans pouvoir éluder les fabuleux fantômes des monts où l'on a dû se retrouver. 

New-York--7--copie-1.jpg
Quels bons bras, quelle belle heure me rendront cette région d'où viennent mes sommeils et mes moindres mouvements ?"

Rimbaud,
Illuminations, 1875

Villes

"L'acropole officielle outre les conceptions de la barbarie moderne les plus colossales.
Impossible d'exprimer le jour mat produit par le ciel immuablement gris, l'éclat impérial des bâtisses, et la neige éternelle du sol.
On a reproduit dans un goût d'énormité singulier toutes les merveilles classiques de l'architecture.
J'assiste à des expositions de peinture dans les locaux vingt fois plus vastes qu'Hampton-Court.
Quelle peinture ! Un Nabuchodonosor norwégien a fait construire les escaliers des ministères ; les subalternes que j'ai pu voir sont déjà plus fiers que des Brahmas et j'ai tremblé à l'aspect de colosses des gardiens et officiers de constructions.
Par le groupement des bâtiments en squares, cours et terrasses fermées, on a évincé les clochers.
Les parcs représentent la nature primitive travaillée par un art superbe.
Le haut quartier a des parties inexplicables : un bras de mer, sans bateaux, roule sa nappe de grésil bleu entre des quais chargés de candélabres géants.
Un pont court conduit à une poterne immédiatement sous le dôme de la Sainte-Chapelle.
Ce dôme est une armature d'acier artistique de quinze mille pieds de diamètre environ. 

New-York--34-.jpg
Sur quelques points des passerelles de cuivre, des plates-formes, des escaliers qui contournent les halles et les piliers, j'ai cru pouvoir juger la profondeur de la ville !
C'est le prodige dont je n'ai pu me rendre compte : quels sont les niveaux des autres quartiers sur ou sous l'acropole ?
Pour l'étranger de notre temps la reconnaissance est impossible.
Le quartier commerçant est un circus d'un seul style, avec galeries à arcades.
On ne voit pas de boutiques.
Mais la neige de la chaussée est écrasée ; quelques nababs aussi rares que les promeneurs d'un matin de dimanche à Londres, se dirigent vers une diligence de diamants.
Quelques divans de velours rouge : on sert des boissons polaires dont le prix varie de huit cents à huit mille roupies.
A l'idée de chercher des théâtres sur ce circus, je me réponds que les boutiques doivent contenir des drames assez sombres.
Je pense qu'il y a une police, mais la loi doit être tellement étrange, que je renonce à me faire une idée des aventuriers d'ici. 

New-York--35-.jpg
Le faubourg aussi élégant qu'une belle rue de Paris est favorisé d'un air de lumière.
L'élément démocratique compte quelque cent âmes.
Là encore les maisons ne se suivent pas ; le faubourg se perd bizarrement dans la campagne, le "Comté" qui remplit l'occident éternel des forêts et des plantations prodigieuses où les gentilshommes sauvages chassent leurs chroniques sous la lumière qu'on a créée.
"

New-York--46-.jpg

VILLES II



ajouter un commentaire créer un trackback recommander commentaires (0)   
Taxis-new-york.jpg
Parce que c'est New York, la rue, les sirènes, la police, les poursuites en voitures, les geules pas possibles des série noires américaines, les payasages désolés, démesurés des film des années cinquante, la rue à New York est un monde en soit. 

New-York-Broadway.jpg
Entre les façades des tours de Manhattan, on est à la fois opréssé et plongé dans l'agitation d'une fourmilière géante. Pas de repos sur le plancher des vaches, on est au cinéma et dans la vie réelle, dans le rêve et le cauchemar...

Manhattan-avenue.jpg
Ville troublante, première mégalopole où la verticalité devient un mode de représentation, où les canyons urbains deviennent les horizons de notre quotidien, où le ciel n'est plus qu'un rectangle limité dans le ciel, où le délire et l'égo des hommes crèvent sans fin le plafond du ciel azur.

New-york-le-m--tro.jpg
New-York--Empire-state-bulding--architecte-Shreve--Lamb---Harmon--42-.jpg

New York restera la première ville au monde à avoir créé ce paysage, la première à l'avoir transfigurer.

ajouter un commentaire créer un trackback recommander commentaires (0)   

Escalier.jpg
Plus que les building et les tours démesurées, les façades arrières des immeubles de New York offrent un  spectacle unique. Les entrelats d'escaliers et de plateformes forment des compositions hallucinantes qui font la joie des photographes.

Detail.jpg

New-York--42-.jpg
Rouges, noirs sur des fonds multiples et variés, chacune de ces façades forme un tableau unique dans la ville : l'image du New York des séries noires des feuilletons télé, populaires, un peu voyou... C'est le New York que l'on préfère finalement par rapport aux tours impersonnelles de Manhattan.

New-york-detail-facade.jpg
En noir et blanc ou en couleur, en photo ou en dessin la magie est finalement créée avec juste des escaliers, des plateformes en métal et le soleil. Rien et finalement tout... un univers... une beauté... un monde.

new-york-facade.jpg

New-york-escalier.jpg
New-york-Facade-3.jpg

ajouter un commentaire créer un trackback recommander commentaires (1)   

New-York---2001-14-.jpgSans commentaires......



New-York--17-.jpg

New-York--32-.jpg

New-York-Worl-trade-Center--23-.jpgNew-York-Worl-trade-Center--25-.jpg

New-York-Worl-trade-Center--24-.jpg


ajouter un commentaire créer un trackback recommander commentaires (0)   
Blog : Artiste sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus