Partager l'article ! Angkor Ta Prohm: Construit en 1186, à l’époque de Jayavarman VII, 80.000 personnes dans 3.140 villages travaillaient pour ce templ ...
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Construit en 1186, à l’époque de Jayavarman VII, 80.000 personnes dans 3.140 villages travaillaient pour ce temple bouddhiste dont plus de 500 danseurs.
Le temple était un village à lui tout seul, d'une population de 12.640 habitants comme le stipule une inscription du temple.
Ta Prohm, plein de charme et de romantisme, est connu des voyageurs parce qu'il est unique.
Laissé partiellement à l'abandon, la végétation occupe encore le site. Les arbres surgissent entre les pierres.
L'ensemble forme un étonnant décor propre à toutes les rêveries.
C'est l’Ecole française d'Extrème Orient qui a choisi de laisser le temple en l'état pour garder un témoin de ce qu'était l'état des temples au moment de leur découverte au XIXème siècle.
Photos, dessins, peintures, récits... Ta Prohm à inspiré et continu d’inspirer les voyageurs.
Pourtant, ce décor préservé d'une reconstitution trop importante reste artificiel. Les amoncellements de gravats, les arbres, les bas reliefs couverts de mousse sont le témoin d'un certain
abandon. Mais on est loin de l'exubérance de Beng Mealea ou d'autres sites où la nature a tout envahie, où la jungle est la maîtresse incontestée du site.
A Ta Prohm, nous sommes les témoins d'un juste équilibre entre la jungle et le temple, entre la nature et les hommes, c'est ce qui en fait son charme.
Les entrelacs entre les racines des fromagers et les blocs de grès constituent une figure emblématique du site.
Les arbres prennent naissance dans les infractuosités des pierres, ils se croisent en prolongeant leurs racines vers le sol. Celles-ci se faufilent entre les pierres puis, en grossissant, les
écartent.
Arrive un moment où ce n'est plus le temple qui porte l'arbre, mais celui-ci qui retient les pierres.
Puis un jour, les murs s’effondrent et, avec eux, l'arbre. C'est la mort simultanée du temple et du fromager.
Action progressive et inéluctable de la nature...
Reste la vision éternelle de ces embrassades mortelles.