Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 11:38

 Cratère du volcan Ijen.

Le groupe de volcans Ijen en Indonésie,sur l'île de Java, est un groupe de stratovolcans à l'intérieur d'une large caldeira, qui mesure a peu près 20 kilomètres de diamètre. Le volcan Gunung Merapi est le plus haut point de ce groupe.

Sur la face ouest du Merapi se trouve le volcan Ijen, qui a une caldeira très acide, de couleur turquoise et dont le diamètre mesure un kilomètre.


Le cratère actif d'un autre volcan du groupe, le Kawah Ijen, a un rayon plus petit d'environ 350 mètres.  ce volcan a été transformé en mine de soufre à ciel ouvert, il en  produit 4 tonnes par jour. Sur les berges du lac acide qui stagne dans son cratère, le soufre s'accumule en abondance. Il est exploité par une poignée de mineurs qui n'hésitent pas à travailler dans des conditions extrêmement dures à main nu et sans aucun moyen mécaniques, ils extraient le soufre de la mine au fond du cratère et le transporte à son sommet à dos d'homme. Ici nous ne sommes pas au XXIe mais à l'époque antique.


Sur la créte de minuscule silhouette se déplace dès le lever du jour. Car chaque jour, sans aucune protection contre les gaz très corrosifs, les mineurs montent sur la "colline" de soufre pour briser les nouvelles concrétions produites pendant la nuit.


En bas, au fond du volcan c'est l'enfer au sens prpopre, un paysage halucinant, une odeur horrible. Pour accélérer la formation du soufre, les mineurs canalisent les fumerolles dans de gros tuyaux en fer. Les vapeurs d'acide s'y condensent et le précieux minéral passe de l'état gazeux à l'état liquide, coulant sur le sol en longues traînées rouges avant de cristalliser en virant au jaune citron.



C'est ce moment que choisissent les mineurs pour débiter à la barre à mine les plaques de soufre tout juste solidifié.


Les porteurs installent les blocs de soufre dans les paniers en osier fixés aux extrémités d'une palanche. Ils remontent ainsi du cratère des charges dépassant les 80 kg qu'il leur faudra transporter à pied, sur plus de 4 kilomètres d'un dénivelé incroyable, vers le point de départ de la route qui mène à l'usine de traitement située à 40 kilomètres.


Si cet épuisant travail les paie considérablement mieux qu'un Indonésien moyen (400 Roupies le kilo, environ 40 centimes d'euro), il ne leur donne guère une esperance de vie de plus de quarante ans.


L'ambiance est quasi irréspirable, des vapeurs extrèmements corrosives qui leurs brulents les poumons les agresses toute la journée. A chaque descente dans cet enfer il faut se protégeer des bourasques de vent qui rabattent vers les bords escarpées du volcan les vapeurs irréspirables chargé de souffre, prtendre sa respiration et attendre que le vent éloigne cette puanteur suffocante ou sentir ses poumons brulés et suffoquer en maudissant ce lieu.


 

Avec pour tout moyen des barres à mines, des paniers, et la force humaine l'exploitation de cette mine perdure, sans aucune amélioration de la condition de ces travailleur de nul part.





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