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Cratère du volcan Ijen.
Le groupe de volcans Ijen en Indonésie,sur l'île de Java, est un groupe de stratovolcans à l'intérieur d'une large caldeira, qui mesure a peu près 20 kilomètres de diamètre. Le volcan Gunung
Merapi est le plus haut point de ce groupe.
Sur la face ouest du Merapi se trouve le volcan Ijen, qui a une caldeira très acide, de couleur turquoise et dont le diamètre mesure un kilomètre.
Le cratère actif d'un autre volcan du groupe, le Kawah Ijen, a un rayon plus petit d'environ 350 mètres. ce volcan a été transformé en mine de soufre à ciel ouvert, il en produit
4 tonnes par jour. Sur les berges du lac acide qui stagne dans son cratère, le soufre s'accumule en abondance. Il est exploité par une poignée de mineurs qui n'hésitent pas à travailler dans
des conditions extrêmement dures à main nu et sans aucun moyen mécaniques, ils extraient le soufre de la mine au fond du cratère et le transporte à son sommet à dos d'homme. Ici nous ne sommes
pas au XXIe mais à l'époque antique.
Sur la créte de minuscule silhouette se déplace dès le lever du jour. Car chaque jour, sans aucune protection contre les gaz très corrosifs, les mineurs montent sur la "colline" de soufre pour
briser les nouvelles concrétions produites pendant la nuit.
En bas, au fond du volcan c'est l'enfer au sens prpopre, un paysage halucinant, une odeur horrible. Pour accélérer la formation du soufre, les mineurs canalisent les fumerolles dans de gros
tuyaux en fer. Les vapeurs d'acide s'y condensent et le précieux minéral passe de l'état gazeux à l'état liquide, coulant sur le sol en longues traînées rouges avant de cristalliser en virant au
jaune citron.
C'est ce moment que choisissent les mineurs pour débiter à la barre à mine les plaques de soufre tout juste solidifié.
Les porteurs installent les blocs de soufre dans les paniers en osier fixés aux extrémités d'une palanche. Ils remontent ainsi du cratère des charges dépassant les
80 kg qu'il leur faudra transporter à pied, sur plus de 4 kilomètres d'un dénivelé incroyable, vers le point de départ de la route qui mène à l'usine de traitement située à 40
kilomètres.
Si cet épuisant travail les paie considérablement mieux qu'un Indonésien moyen (400 Roupies le kilo, environ 40 centimes d'euro), il ne leur donne guère une esperance de vie de plus de quarante
ans.
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Je repense tous les jours à ce reportage que j'ai vu il y a quelques jours à la télévision. Lorsque je pars travailler et que je me permets de "ronchonner" pour des broutilles de transport, aussitôt me reviennent à l'esprit ces images inouïes de ces pauvres gens qui, eux, connaissent L'ENFER !
Comment un gouvernement quel qu'il soit- il est bien constitué d'hommes ?- peut-il tolérer ces conditions totalement inhumaines, de travail, d'exploitation de cette mine ???
en effet il y a de quoi être révloté, malheureusement ce n'est pas le seul, que dire des mines au Brésil, des souffrances des mineurs en Afrique. Bientôt sur le site je présenterai un reportage sur un mine de charbon au vietnam. On n'oublie souvent que ce que nous avons vécu au XVIIIe et au XIXe chez nous se déroule sur la planète, dans d'autres pays de nos jours.
A bientôt
rafa