Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 23:26

 

Prélude à une théorie des assemblages,

pour une modernité d'équilibre

Une Ville flottante au fil de l'eau

Embarcations sur le réseau des rivières d'Amazonie au Pérou
Texte pour la présentation de la Bourse de la Fondation EDF 2006 sur le thème de « l'architecture de l'eau ».

L'objet de cette présente candidature est de soumettre le projet d'un voyage mettant en perspective une investigation et la conception d'un projet architectural sur l'énergie et le travail de l'eau.

Je poursuis depuis plusieurs années des recherches sur la ville en mouvement et des expérimentations sur l'architecture mobile et écologique. Je nourris la démarche de mes engagements par la pratique du voyage qui ne cesse d'alimenter mes études.
De mes multiples séjours au Pérou et sur le continent sud Américain, j'ai développé, en partenariat avec des acteurs locaux (Université, ONG, Association), la conception d'un module hydroélectrique pour des communautés indiennes d'Amazonie. L'idée de ce dispositif architectural qui utilise la force de l'eau pour la transformer en énergie, m'est venue du diagnostic critique sur la condition socio-économique de ces populations étroitement liée à leur système énergétique défaillant.

La relation holistique que les indiens ont avec leur milieu ainsi que la complexité relationnelle qu'ils entretiennent avec les centres urbains proches m'inspire une nouvelle approche des échanges entre leurs modes de vie et celui des villes. En effet, une riche dialectique prend forme par les fils du réseau des rivières. 
Ainsi je souhaite développer le scénario d'une flotte en mouvement, sorte « d'instant city flottante » qui soit un vecteur en continuum avec l'esprit de la communauté, autant qu'une situation adaptée à leur séjour sur les rives chaotiques des villes aquatiques. A l'instar du module hydroélectrique, je propose de créer un système d'embarcations capables de s'assembler en synergie avec les réseaux d'échanges, les flux des rivières et les forces des flots.
L'eau est ici un élément architectonique d'une architecture en mouvement et de la synergie d'un système dynamique.

Michaël Leymarie _architecte-Urbaniste
« Le Combal », Juin 2006

C'est avec une expression libre que j'exposerai ici les premiers résultats de plusieurs années d'investigations, établis avec le groupe AMTS _Amazona, sur la question d'une « architecture dispositif » qui traite tout à la fois, de mobilité, d'énergie et des services communs de l'architecture, ou de l'habitat, entendu ici comme terme générique. L'objectif de ces expérimentations est nécessaire et ambitieux ! Il ne s'agit rien moins que d'établir, à terme, une synthèse générale, une théorie sur l'apparente opposition qui lie l'architecture à la mobilité et leurs impacts sur l'environnement, les hommes et le monde.

Plus avant, lors d'un projet manifeste sur un système de villes volantes, je l'esquissais sous les termes de « dispositif écologique, mobile, modulable et modal » et du « faire du lieu dans les flux ». Puis, lors de mes recherches sur le chaos métropolitain de Lima, je lui donnais l'aspect des « viscosités » ; une substance infrastructurelle programmatique fluide, mutante, multiforme, remédiant partiellement aux carences d'une ville en crise. À Paris, je la poursuivais avec les « dess(e)ins du mouvement » aux Pôles d'Echanges : ces nœuds complexes où se concentrent, s'embrayent et se distribuent les mailles des réseaux urbains et continentaux. Telle une boîte à rythmes des temporalités urbaines, ces "CŒUR" (COmplexe d'Echanges URbain) génèrent une énergie qui dynamise la ville, son territoire puis irradient le monde de ses vibrations.

De recherches en expérimentations, cette théorie est celle des assemblages : ceux des ensembles, des enveloppes, des objets et des espaces, du temps et de ses usages, du mouvement donc et de ses flux, de la vitesse et ses différentiels, de l'unité élémentaire qui fonde la mesure et de l'unité globale comme forme du tout, que d'aucun pourrait qualifier de structurelle, complexe, métaboliste et que je désignerais volontiers comme métaphore vitaliste ! Cette théorie qui s'invente à mesure qu'on la découvre est comme un vrombissement de fond, elle se niche en creux dans les oscillations brouillonnes de nos systèmes relationnels.

La crise écologique qui s'annonce est susceptible d'ébranler notre monde si fragile que la modernité passée n'est pas parvenue à assurer. Bien au contraire, cette dernière est même l'une des raisons de nos maux.

Dans ce contexte, qu'est-ce que le thème de « l'architecture de l'eau » nous apporte ? Cette question multiple nous l'aborderons ici à partir des rivières du bassin du fleuve Amazone, au travers de l'eau comme élément support : support de mouvements, d'énergie et d'équilibre.

Cet environnement, nous le verrons, offre des caractéristiques physiques et géographiques remarquables, autant qu'une situation économique et culturelle propice à la réalisation des objectifs énoncés plus haut.

De notre voyage, AMTS _Amazona suggère des assemblages pour remonter le fil de l'eau jusqu'à la source ; celle d'avant notre monde et celle, souhaitons-le, d'un prélude à une modernité d'équilibre, pour construire le monde de demain !

Regard sur l'Amazone

 

LE TERRITOIRE DE L'AMAZONE  

D'une superficie supérieure à 12 fois celle de la France, le bassin amazonien concentre la plus importante ressource de biodiversité de la Terre. Au centre de ce poumon planétaire, constituant le plus puissant système hydraulique du monde (185.000 m³/s), soit 1/5 de son volume d'eau douce, se trouve le fleuve de tous les superlatifs ; l'Amazone avec son millier d'affluents. Du fait de sa topographie, marquée depuis sa source à plus de 5.500m d'altitude par les Andes péruvienne, puis sur l'essentiel de son parcours par la planéité de son bassin (200m de dénivelé sur 4.000km), les 6.800km des méandres enlacés du fleuve dessinent une géométrie sinueuse mouvante en mutation permanente.

Sous ce climat tropical, l'extrême densité de la forêt vierge rend les conditions de sa pénétration particulièrement aventureuses. Les repères occidentaux classiques se heurtent alors à leurs limites qui, hélas, sont franchies pour le plus grand dommage de ce territoire : déforestation, contamination pétrolière, exploitations diverses, mais aussi un mode d'urbanisation décontextualisé représentent désormais les menaces actuelles.

C'est alors toute la problématique de la forme de son développement qui est en question afin de préserver ce territoire essentiel à l'équilibre des écosystèmes pour le futur de l'humanité. 

A la faveur de ces préoccupations, le contexte d'Iquitos et du Loreto, sa région, au Nord-Est du Pérou, offre un intense potentiel d'investigations et d'actions.

CULTURE NATIVE ET ESPRIT DE L'AMAZONE

 
 
Depuis des temps ancestraux, au cœur de cet environnement sauvage et fragile les populations indiennes "natives" ont développé des cultures et un équilibre dans ce milieu complexe. La pensée holistique, l'adaptabilité au jeu variable des éléments est cet esprit qui habite ce mode de vie en symbiose avec la vitalité de cette biodiversité.
Cependant, ces peuples organisés en communautés ont connu depuis la colonisation européenne, la christianisation, les conquêtes pour l'or et le caoutchouc : une histoire chahutée et destructrice à laquelle le concept de "Nation" et de "République" n'a pas nécessairement répondu.
Aujourd'hui, au Pérou, des lois insèrent ces communautés Shipibos, Achuars ou Jivaros,  etc, dans la société et dans les dispositifs de reconnaissance internationaux. Elles participent des mouvements alternatifs pour un partage plus juste des richesses et revendiquent leurs valeurs et territoire incarnant identité, autonomie et liberté.

Les clichés cependant ne sont pas simples à dépasser tant le choc des cultures est conséquent. Qu'est-ce que la modernité dans ce contexte ? La question est majeure et
l'enjeu est primordial pour ces cultures. Entre cosmogonie et juste technologie, les filiations doivent être recousues et non plus distendues par effet d'idolâtries fantasques ou d'exploitations mercantiles.

L'usage coutumier que ces populations entretiennent avec le territoire, qu'il soit la jungle profonde ou le rivage, nous enseigne l'art de l'équilibre et de l'adaptabilité, toujours sur le fil des confluences. Le monde est perçu comme un flux générateur d'une force nourricière sur lequel on peut naviguer. A partir de là, une série d'attitudes se déclinent en interventions idoines. C'est là toute l'éthique d'une synergie environnementaliste.

L'URBANISME OSCILLATOIRE DE LA CITE AMPHIBIE : IQUITOS-BELEN

Iquitos est une île, un belvédère sur l'Amazone, une métropole de 400.000 habitants, le centre de l'activité de l'Amazonie péruvienne. Elle s'est construite autour des exploitations du caoutchouc à la fin du XIXème siècle, époque à laquelle elle entretenait plus de relations commerciales avec l'Europe, via l'Atlantique, qu'avec Lima.
 


La ville est entourée d'une multitude de communautés natives touristiques et de petites villes. Les villageois les plus éloignés viennent régulièrement pour vendre leurs produits et se ravitailler. D'autres y viennent à l'heure des récoltes saisonnières.

De l'organisation de son plan en damier s'étend le port très populaire de Belen dans les zones lacustres. Il est tout à l'image du mélange des cultures qui habitent cette région. C'est une savoureuse viscosité entre port, marché, survie et inventivité.

L'eau constitue la contrainte mais aussi le support infrastructurel de la ville. Elle présente une variable bipolaire qui rythme l'organisation urbaine tel un phénomène vibratoire qui lui détermine sa forme. En fonction de la saison haute ou basse de l'Amazone (8m d'amplitude) le quartier oscille ; plus ou moins flottant, mais jamais submergé.

 

 

  • Configuration en «eaux basses»: depuis la place du marché, l'espace public mène jusqu'à la rivière où se trouve le port permanent avec toutes ses embarcations. Les piétons et les moto-taxis circulent dans les rues qui, elles, distribuent les habitats: maisons bâties sur un socle en bois posé à même le sol, ou constructions de plusieurs niveaux sur pilotis, suffisamment hautes pour que la montée des eaux n'inonde pas l'espace de vie principal. Le rez-de-chaussée sous les pilotis est alors investi de diverses fonctions. Un jeu de passerelles enjambe la rue et relie directement les étages des habitats entre eux.

 

  • Configuration en «eaux hautes»: la place du marché tout comme les rues sont inondées. Elles se sont transformées en canaux et les nombreux canoës ont remplacé les piétons qui circulent au niveau des passerelles. Le marché s'effectue sur les canoës qui permettent d'accéder à sa maison directement. Les maisons
    posées sur le sol sont devenues des barges flottantes amarrées par des perches, qui oscillent verticalement aux rythmes des «marées» le long de leur axe.

 

Sur la partie constamment immergée se multiplient toutes sortes d'éléments flottants mobiles : bateaux, canoës mais aussi maisons et autres barges flottantes aux fonctions variées. Le port lui-même est un ensemble d'éléments flottants autonomes et raccordés les uns aux autres.

 

 

 

D'une configuration à l'autre on assiste à une translation des éléments dont la réversibilité permet un continuum d'urbanité. L'ensemble constitue un véritable urbanisme flottant aux mille et une combinaisons, vibrant aux rythmes et pulsations des flots. C'est une danse, un ballet qui se déploie entre les eaux, l'échange et l'habitat.

CONTINUUM D'URBANITE : DISPOSITIF MOBILE ET SYSTEME RETICULAIRE FLUVIAL 

Ce qui caractérise le territoire amazonien c'est l'absence de la route, ou plutôt son transfert sur l'espace fluvial. Le réseau sans pareil de l'Amazonie constitue l'essentiel du système de communication pour aller d'un village à un autre et pour relier les centres urbains entre eux. Le développement des habitats, villes et villages s'est effectué le long


de ces rivières. Comme le croisement des routes a pu produire les villages sur le système terrestre, les rivières créent ici le support des relations entre les villes, les hommes et les communautés. Ce sont des routes particulièrement spacieuses, des lieux de vie et d'échanges émergeants. C'est dans ce milieu que se développe un croisement de diverses temporalités !

 

Toutefois, si le réseau est prometteur d'un continuum d'urbanité entre les différentes entités, les dispositifs de transports qui l'assurent, eux, ne le sont que trop peu ! En effet, aussi spectaculaires que soient les paysages riches de quiétude de la planéité infinie de l'horizon que dessinent ces rivages, l'espace à bord des bateaux est généralement clos.


Se dessine alors toute une classification de dispositifs de transport en fonction de :

  • leur capacité d'accueil et de charge,
  • les usages à leur bord,
  • leur prix de transport et de rentabilité,
  • la distance de parcours,
  • la vitesse de déplacement,
  • la fréquence des départs et le nombre des arrêts,
  • la commodité de manœuvre et de navigation,
  • la consommation énergétique et la pollution,
  • mais aussi la relation avec les autres dispositifs, les ports et les rivages.

En somme la richesse des services que ces dispositifs peuvent offrir.

On peut ainsi choisir en fonction d'un paramètre ou d'un autre, mais l'important est de pouvoir augmenter l'offre de transport, sa diversité et surtout d'y intégrer des critères environnementaux et d'adaptabilité aux besoins des transportés et de leurs biens.

 

On ne démontre plus que le développement économique d'une région dépend pour partie de cette offre et de son caractère approprié.


Cependant est-il possible d'arriver à une telle synthèse pour une région donnée, dans le contexte aussi complexe qui est le nôtre ? A l'instar de la voiture et de la voie bitumineuse, qui est la base du dessin des villes "modernes d'occident", c'est-à-dire du mode de référence qui détermine les villes du monde entier en somme, est-il possible d'imaginer une alternative à ce système à l'échelle tant régionale que du continent amazonien ?

Problématiques, Concepts et Enjeux

OFFRIR DU DISPOSITIF POUR « HABITER AU FIL DE L'EAU» 

La problématique du projet est de pouvoir répondre aux questions précédemment posées sur la région du Loreto, à savoir :

  • 1: développer le potentiel économique de la région: Observant les ressources du Loreto, son potentiel est important sur différents secteurs: agricole, forestier, médical, énergétique, touristique, industriel... Chacun de ces secteurs n'est pas sans poser des conditions spécifiques mais aussi correspond à des modèles de développement économique et de croissance, de production de richesses et de consommation. La première question est donc aussi l'objectif premier, à savoir: le développement économique, social, environnemental et culturel de la région, doit-il s'effectuer sur un mode tel qu'il existe ou peut-il évoluer en intégrant d'autres objectifs et critères, en particulier, environnementaux?
  • 2: Ouvrir les dispositifs de transports pour une offre diversifiée: Observant que ces dispositifs sont des entités fermées constituant des sortes de «temps mort» qui ne s'ouvrent qu'au départ et à l'arrivée de leurs déplacements, est-il possible d'agir sur la capacité d'ouverture des dispositifs de transports et d'en diversifier l'offre?
  • § 2.1: Augmenter la multifonctionnalité des dispositifs: Observant que la plupart des dispositifs de transports constituent des enveloppes hermétiques à toutes autres fonctions que celle du déplacement, est-il possible d'augmenter la multifonctionnalité de ces dispositifs en vu de pouvoir développer des usages dans le temps du déplacement?
  • - 2.1a: Capacité de logement: Est-il possible de réunir les éléments nécessaire au logement; c'est-à-dire de l'hébergement à la résidence: avec les équipements pour dormir, assurer son hygiène (accès à l'eau - WC et salle d'eau) et éventuellement cuisiner?
  • - 2.1b: Capacité de service et d'équipement: Est-il possible de développer des services et équipements, allant des marchés et des divers commerces, des administrations et des institutions aux centres de soins, d'éducation, de recherche, d'arts et de cultures?
  • - 2.1c: Capacité de production: Est-il possible de développer des organes de production allant de l'agriculture et la pêche, à l'artisanat et l'industrie?
  • § 2.2: Augmenter la connectivité des dispositifs: Observant que les différents dispositifs de transports constituent des éléments comme clos sur leur fonction de déplacement et peu disposés à l'échange avec des semblables, est-il possible, d'organiser un système relationnel capable de connecter chacun des dispositifs (existants) entre eux en vue de dynamiser l'ensemble du parc mobile (existant) et d'offrir de nouveaux usages du système de mobilité dans son ensemble?

 

La problématique devient principalement la question suivante : est-il possible de créer un dispositif où converge la question du mode transport et celle de l'habitat dans l'objectif de produire un développement économique et social respectueux de l'environnement et du patrimoine culturel de l'Amazonie ?

VERS UNE ARCHITECTURE META-TRANS-SYSTEMIQUE

L'objectif spécifique du projet est alors d'imaginer et de concevoir ce dispositif et ce système relationnel. En somme, il s'agit d'inventer un dispositif intégrateur qui soit tout à la fois l'objet et sa distribution et/ou le réseau : c'est-à-dire un objet complexe qui selon les échelles d'observation et d'usage en font tour à tour un objet et un réseau. C'est un objet qui est capable d'intégrer toutes les échelles, du global au particulier et, ce faisant, d'être singulier et reproductible.

  • Créer le lien entre toutes les échelles: c'est l'HYPER-architecture.
  • Réaliser ce lien qui traverse les échelles et se faisant les relie: c'est la TRANS-architecture.
  • Le concept de cette architecture singulière, adaptée à son contexte est un système matriciel: c'est la META-architecture.

L'objectif spécifique est donc le concept : une Architecture Meta-Trans Système pour l'Amazone.

CREER UN JEU ORDONNE D'ASSEMBLAGE DE DISPOSITIFS

Le but de l'action est de concevoir les éléments d'une logistique pour incarner une stratégie et un scénario infrastructurel.

L'idée est de créer un nouveau système global s'additionnant et dynamisant le système existant. Pour se faire, AMTS propose :

  • 1: de créer un jeu d'unités et de particules élémentaires de cette matrice capables de générer les bases du nouveau système. C'est un dispositif multimodal, autonome et capable de se combiner à un semblable et de s'associer à des éléments différents en nature et en forme. Ce sont des séries d'architectures flottantes, transformables, assemblables, produisant leur propre énergie et ayant leur propre champ d'actions: ici même ce sera un système de plateformes multimodales.
  • 2: de créer un système-objet centrale/distribution, une mégastructure organisationnelle; c'est-à-dire un nœud mobile, adaptable, apte à recevoir et à créer les conditions de la centralité et de la distribution. Ce dispositif permet de s'élever dans l'échelle de l'organisation générale des flux, de hiérarchiser leur complexité et de construire des strates infrastructurelles dans les flux; stratification à la fois verticale et horizontale. Ici même ce sera un «Hub - Mobile - Flottant», ou de manière plus imagée, une «Cité - Port - Mobile - Flottante - à géométrie variable», capable de recevoir tous autres types d'embarcations flottantes.
  • 3: de créer un réseau qui met en scène des stratégies de fonctionnements afin que puisse se multiplier les scénarii d'usages de ces lieux dans les flux.

De cette manière, il se créé un jeu relationnel entre la première et la seconde catégorie de dispositifs. Ils ont en fait tous deux les mêmes attributs mais pas la même échelle. Le deuxième peut accueillir le premier ainsi que tous les autres dispositifs qui existent. Et le premier peut être aussi une extension du deuxième. C'est ce qui, pris indépendamment l'un de l'autre, distingue la dimension et le champ de leur action, tout en les spécifiant. Et c'est dans leur jeu combinatoire que se créé le caractère multiplicateur de leur champ d'action.


POUR UNE MODERNITE D'EQUILIBRE
 

Se faisant, ces concepts doivent créer une infrastructure opérationnelle de l'échange, un centre intégrateur des formes de la rencontre et d'impulser un mode alternatif de développement adapté à la région.

Au travers d'un scénario prospectif, l'enjeu est de visualiser les synergies dans l'espace de ce réseau, et de savoir comment le croisement des temporalités peut permettre de créer du « lieu dans les flux », ou « d'habiter le voyage » au fil de l'eau dans ce territoire en mouvement !

La finalité est que ces concepts participent à la construction d'un manifeste pour l'émergence d'une nouvelle éthique et de nouveaux paradigmes de modernité : ceux pour une modernité d'équilibre, qui sont tout à l'image de la philosophie de Michel Serres : une science savoureuse et un occident animiste.

De nouveaux objets pour une nouvelle étape « d'hominiscence », une écologie de l'homme, équilibre liant l'individu, les sociétés, le monde, pour l'harmonie d'une paix.

 

Telle est l'utopie d'AMTS _Amazana !

 Pour telécharger l'ensemble de la présentation et voir le projet au format PDF cliquer ici

 Pour voir le projet sur le site cliquer ici

 


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