Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 19:20


Pompéï le Forum

79 ap. JC. l'éruption titanesque du vésuve, son explosion peut on dire, ensevelie complétement la ville de Pompéîe sous une montagne de cendre.
Tout disparait : la vie, les amours, les bâtiments, les rues, les monuments, les animaux, les hommes... Tout.

Peu à peu le souvenir de la catastrophe disparait de la mémoire des hommes. Rien ne reste de Pompéïe durant des siècles.

En 1594, l'architecte Domenico Fontana découvre le site, mais rien n'est entrepri. C'est en 1748 que les véritables fouilles commencent, elles auront un retentissement dans toute l'europe.
En même temps que l'on découvre Herculanum, Pompépie dévoile le visage quotidien de l'antiquité, son luxe, sa douceur, son élégance, sa sensualité. Les nombreux écrits, dessins et gravures qui illustrent ces découvertes ouvrent une nouvelle époque et donne naissance au néo-classicisme qui prendra son essort dans toute l'Europe à la fin du XVIIIe et au début du XIXe dans la mode, l'architecture, la décoration.
Pompéïe devient un fantasme, ses fresques une révélation, son architecture un exemple à suivre. La quète de l'absolu a trouvé un écho dans cette rennaissance d'un site perdu sous les cendres.

Regardez les femmes des tableaux de David et celles des fresques des villas pompéiennes, elles sont cousines, quasiment des soeurs dans le maintien, la douceur, l'élégance.

Depuis cette époque, Pompéie est une référence incontournable, une mise en scène d'un grand réalisme de la vie quotidienne de la Rome antique.


Pompéï le Forum

Aujourd'hui, en parcourant les ruines de cette ville, on reste sous le charme de cet art urbain, plus qu'à Rome la glorieuse où seuls les monuments du forum sont là pour témoigner de la grandeur de l'empire.
Ici, on est dans le quotidien luxueux des notables de la campagnie qui savaient vivre, qui animaient la cité et avaient un goût certain pour la beauté, l'art et le divertissement.


Via del Abbondanza (rue commerçante de la ville)

Visiter ces villas est un régal. On y est bien, on retrouve cette douceur méditérannééenne tant vantée, ces espaces agréables où l'extérieur et l'intérieur de la maison se marient autour des cours centrales, où le jardin participe de la villa, où les pièces intimes s'agencent autour d'espaces d'articulation largement ouverts soit sur la cité soit sur les jardins privatifs.


Maison de la Venus au coquillage


Maison de la Venus au Coquillage

Ces espaces généreux sont par ailleurs agrémentés de fresques de toutes tailles faisant référence à la mythologie ou à la vie quotidienne ou amoureuse qui agrémente la vie des romains de l'époque.

C'est bien ici la douceur de vivre et d'aimer qui est mise en avant. On comprend la facination qu'a pu exercer ces images sur les esprits du siècle des lumières. Les images illustraient les textes sur la république, la morale, la citoyenneté, l'ensemble parraissait cohérent et en phase avec les aspirations de la révolution française ou du libéralisme anglais.


La Venus au coquillage


Détail de la Venus au coquillage


Via del Sepolcri (voie des morts)


L'Amphithéatre, d'une capacité de 20 000 places, pouvait acceuillir une grande partie de la population de la ville.


La Grande Palestra servait aux exercices physiques des athlètes et des citoyens. Une piscine se trouvait au centre de l'espace, le long portique abritait les conversations entre les citoyens.


Villa


Forum le Temple d'Apollon.

Photos et texte: Rafaël Ricote

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