Publié dans : PORTUGAL
Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 20:11

1 er Novembre 1755, 9h 30 du matin. Un terrible tremblement de terre ravage Lisbonne : incendies et raz de marée dévastent la ville basse. 90 000 habitants meurent dans la tourmente soit 1/3 de la population de la ville.
Le port est ravagé, les sans-abris sont nombreux. L'Europe entière est tétanisée par la catastrophe.

Le Premier Ministre, le marquis de Pombal s'investi corps et âmes pour reconstruire la ville, reloger les lisboétes et assurer le devenir de la capitale d'un empire planétaire.

Cette date marque aussi la fin d'une époque : celle des grandes découvertes, de la gloire d'un jeune pays parti à la conquête du monde et le début d'une période de lent déclin qui marquera le Portugal pendant deux siècles.

Lisbonne, au XVIIIe siècle, est une ville vivante couverte d'édifices somptueux qui a proffité de toutes les richesses liées aux expéditions maritimes des XVe et XVIe éme siècles, du commerce maritime avec l'Asie et l'Amérique, de l'exploitation de ses colonies et comptoirs au Brésil, en Inde, en Indonésie, en Chine et en Afrique.

Lisbonne, c'est la "ville monde". Les bateaux qui accostent sur les quais sont chargés d'épices des îles de la Sonde, de soiries et porcelaines de Chine, du café et du sucre du Brésil, des ivoires et de l'or d'Afrique, des cotonnades des Indes, etc.

Immense plateforme d'échanges, de savoirs et de découvertes, Lisbonne est une ville heureuse et prospère même si les ambitions espagnoles, anglaises, néerlandaises et françaises ont rédui son empire peu à peu au cours des siècles.

Lisbonne reste une ville mythique.


La ville, reconstruite par Pombal dans la plaine centrale, est le mirroir de cette splendeur passée. Ville baroque, tracée au cordo, elle dégage des perspectives en profondeur vers les collines avoisinantes. Sa reconstruction dans l'urgence marque durablement le visage de cette ville et contraste avec les quartiers des collines, quartiers hauts moins trouchés par le séisme, où ruelles et escaliers mènent aux quartiers juifs, maures, et populaires au pied du château, avec des murailles et des églises acrochés à flan de côteau.

Lisbonne, c'est une ville toute en relief où aujourd'hui tramways, funiculaire et ascenseurs nous emportent dans des ascensions vertigineuses qui font tout le charme de cette ville.

Dans les ruelles de la ville haute, Lisbonne a su créer une ambiance particulière, mélange de mélancolie, de splendeurs, d'exotisme et d'enracinement.

Ici se sont cotoyés et se cotoient encore portugais des campagnes profondes, anciens colons revenus du Brésil, d'Afrique ou d'Asie, vieux portugais de retour au pays après avoir imigré en France, en Anglettrere ou en Allemagne, jeunes lisboètes branchés, chanteurs de fado, imigrés africains ou brésiliens. Tout cela forme la Lisbonne d'aujourd'hui, fière de sa modernité et d'avoir retrouvé sa liberté tout en étant partie prenante de l'Europe et organisatrice de l'exposition universelle de 1998 : une nouvelle Lisbonne qui s'éveille au XXIe siècle











 
Photos et texte: Rafaël Ricote




L’Estufa Fria (Serre froide) de Lisbonne est un ensemble étonnant, la serre est constituée d’un immense toit formé d’un treillage en bois non étanche à l’eau et à l’air. En hiver ce treillage permet de maintenir une ambiance fraiche et tempérée, en été l’ombre et la présence de l’eau au sol assure une ambiance propre aux végétaux tropicaux tout en évitant les grosses chaleurs et une exposition trop importante au soleil. L’effet général est somptueux, la simplicité de la structure, le jeu […]


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