Dimanche 24 août 2008
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Le sud de l’Italie reste marqué par son histoire différente de celle du nord.
La Campanie est une terre riche qui pendant l’antiquité joue le rôle d’un des greniers de l’empire.
A la chute de l’empire d’Occident, elle passe sous l’autorité de l’empire byzantin, restant de fait dans le girond politique et culturel de l’empire millénaire. Au
Xe siècle, les Normands prennent le contrôle du royaume des deux Sicile et fondent une civilisation originale, mélange de culture arabe, byzantine, occidentale et nordique. Au XIIe siècle le
royaume passe sous l’autorité des princes allemands : les Hohenstaufen.
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Puis, au XIIIe siècle sous celle de la maison d’Anjou. Royaume excentré, la vie culturelle et économique est tournée vers les deux méditerranées : occidentale et orientale,
vers le royaume des francs et les dynasties arabes. Naples est une métropole fastueuse et riche, mais toujours sous l’emprise d’une noblesse souvent étrangère.
Au XVe siècle ce sont les Aragonais qui prennent possession du royaume qui devient une province de l’immense empire des Habsbourg d’Espagne. En 1600, avec 300.000
habitants, Naples est la ville la plus peuplée d’Europe. L’or des Amériques nourrit tous les fastes d’une cour et d’une bourgeoisie richissime.
Puis, le déclin progressif de la ville s’amorce. Le Sud plonge dans une douce torpeur loin des mouvements qui traversent le nord et l’ouest du continent.
Au XIXe et XXe siècles, nombreux sont les Napolitains qui partiront vers d’autres horizons, à l’ouest, très loin en Amérique. L’unification leur permet de
rejoindre les principautés du Nord et du centre, pour former une vrai nation, mais ils restent à l’écart.
Endormie au bord de la baie, Naples mêle les splendeurs baroques d’un passé de grandeur à l’ambiance frénétique d’une ville du sud dont la majeure partie
de la population pauvre et laborieuse a envahie les rues de son centre, de ses palais, de ses grandes demeures, de ses rues et ses boulevards.
La bourgeoisie s’est réfugiée sur les hauteurs, dans des villas et de beaux immeubles XIXe et XXe offrant des vues splendides sur le ville basse, la baie et le
Vésuve.
En bas, ça grouille. Naples est comme une star de cinéma italienne : avant tout, fière, grandiose et populaire. Ici on retrouve la frénésie d’une Italie
de la débrouille, de la solidarité et de l’économie parallèle. Une Italie finalement vivante et débordante, souriante et aimable. On est loin d’une certaine froideur propre au nord de la
péninsule, on est proche de la suractivité endormie du Vésuve non loin des torpeurs africaines, au bord d’une méditerranée scintillante, opposée à la froideur des monts alpins.
Dans le centre, le tracé hérité de l’époque romaine perdure. Les rues étroites, bordées d’églises, de monastères, de palais et d’immeubles de rapport
atteignent des destinés inhabituelles. Ici, aucun espace vert. Pas de jardins mais la ville est bâtie de façon dense et enserre les cours et les places où la vie sociale se développe,
protège les habitants du soleil ardent de l’été et offrent un spectacle unique.
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Photos et texte : Rafaël Ricote
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Il y a 25% de pauvre contre 50% à marseille et dans de nombreuses communes du nord pas de calais
je parlai des quartier du centre de Naples et ceux prochent du port. A Naples ces quartiers sont très populaire, ce qui n'est plus le acs dans les centre villes de Lille et de Marseille.
rafa