Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /Fév /2007 00:35

Cette nécropole située à proximité de Boukhara, environ 6 km, est un endroit magique. Un taxis nous y a emmené au soleil couchant. Sur le site il n'y avait personne. Nous avons découvert un ensemble architecturale d'une grande beauté, perdu au milieu de l'Oasis.

Le site rassemble une série de mausolées, des tombes, une mosquée et une Khanaka (bâtiment réservé à l'accueil des savants et spécialiste religieux) . L'ensemble a été en grande partie construit au XVI e, puis agrandi progressivement depuis.

Nous avons accéder au toit de la mosquée, d'où on bénéficie d'une très belle vue sur l'ensemble du site et la campagne environnante.

Le calme et la sérénité du site sont propices à la contemplation. Les mausolées sont d'une architecture très simple en brique crue, quelques décors en staff marquent les entrées. De petites cours entourent certaines tombes. Celle-cis massives et toutes sur le même modèle sont céllées comme le veut la tradition musulmane.

A droite de la mosquée une allée délimitée par deux murs de brique mène à un ensemble de tombe disposée autour d'un arbre et isolé du reste de la nécropole par des murs en briques, la composition d'ensemble est révélatrice d'une grande maîtrise de l'espace et de la mise en scène de la transition entre la vie et la mort.


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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 06:13

Partout, dans toutes les villes, vous trouverez des marchés, lieu d'animation, où l'on côtoie toutes les populations de la ville. A chaque étape nous ne manquions jamais  de visiter le marché le plus proche du centre. Cela nous permettait de nous ravitailler, le repas du midi nous le prenions soit installé dans un parc soit à proximité du marché. Fruits, fruits secs, pain, pâtisserie, eau constituaient notre alimentation du midi.

 

Les Oasis d'Ouzbekistan sont particulièrement riches, on trouve sur les marchés toutes sortes de fruits et de légumes, des épices, des pâtisseries orientales à profusion, de la viande, et tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne, du balais, aux vêtements, en passant par les jouets, les boîtes en plastiques etc...

 

Tout n'est qu'amoncellement de couleurs, montagnes de plastique rouges, colline de pommes dorées, étendues de pastèques, un délice pour les yeux.

 

C'est également au marché que l'on peu côtoyer la diversité de la population d'Ouzbékistan. On reconnaît facilement les trois grandes familles: les Tadjiks, nom données en fait à la population de culture perse qui habite les oasis depuis l'époque de Darius et d'Alexandre le grand, les mongols ou turco-mongols descendant des hordes d'envahisseur, guerriers menées par Gensis Khan au XIIIe à la conquête du monde, ou nomades plus pacifique qui se sont installés dans le pays peu à peu en prenant le pouvoir et en finissant par lui donner son nom, les russes présent depuis le XIXe, culturellement encore très proche de l'Europe tout à la fois dans leur façon de s'habiller, notamment les femmes, que dans leur usage et comportement, certains boivent la vodka au p'tit déj et vous demande si vous battez votre femme en rentrant à la maison, ou si elle vous tape dessus qu'en vous rentrez bourré...

 

Ces populations se côtoient cordialement, nous avons pu le constater lors de nos voyages en taxis, sans trop se mélanger, lors des mariages les mariées et les invitées sont presque tous de la même origine.

 

 

Les marchés c'est aussi l'occasion d'avoir des contacts avec les gens. Les ouzbeks, particulièrement curieux, nous posent plein de questions dès qu'ils peuvent engager la conversation, en ouzbek ou en russe, ce qui pour nous n'est pas évident, mais avec un sourire et quelques gestes on finit par se comprendre. L'échange, c'est la négociation pour acheter, aucun prix n'est afficher, tout se discute, vu les quantités qu'on achète sur le marché, deux pommes, une grappe de raisin, les marchands étaient tout à la fois perplexes et amusés, tout se négocie au kilo ou à la livre.

 

Des marchés on en trouve partout, nous avons été particulièrement marqué par celui de Samarcande et celui de Chakhrisabz.

 

Bonne visite...


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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 13:39

Climat :
- saison des pluies : mars et avril
- saison sèche et très chaude de juin à août,
- hiver de décembre à février : 0°C et neige,
- le reste de l'année le temps est doux
- mois le plus chaud : juin (40°C). Le climat est très sec, la chaleur est donc supportable si vous vous hydrater régulièrement,
- juillet/août est une bonne période. Les sites sont moins fréquentés du fait de la chaleur (35°C). Un rythme espagnole s'impose, sieste entre 12h et 15h.
- La période la plus agréable est le printemps de mai à fin juin.

Hébergement :
Toute une série d'hôtel de toutes classes sont disponibles dans les différentes villes.
Chambres à 20/25 dollars disponibles dans les "Guesthouse".

Déplacement :
Des taxis collectifs vous attendent à la sortie des villes. Le temps d'attente est assez court avant le départ. Les voitures sont des berlines 5 places (avec 5 personnes dedans et pas 15). L'infrastructure routière héritage de l'époque soviétique est en bonne état, le taxi roule à 100/120 km/h. Les étapes sont de ce fait relativement courte (une matinée, sauf pour le trajet entre Boukhara et Ourgentch/Khiva qui prend une petite journée avec pose repas dans le désert).
Un Voyage intérieur en avion peut vous faciliter les choses, les billets ne sont pas chers. La ligne Ourgentch/Tachkent est pratique. Attention, les billets se payent en liquide et dans la monnaie locale, pas en dollars.
Sur place, les villes se parcourent à pied, des taxis sont disponibles partout pour des excursions en périphérie.

A voir :
L'Ouzbékistant est un pays très riche culturellement, par contre, l'infrastructure touristique n'est pas encore suffisamment développé pour pouvoir partir faire des excursions dans le désert ou en montagne. Personne ne voudra vous abandonner le long d'une route, le camping en pleine nature n'est pas concevable pour eux. Paradoxale pour d'anciens nomades.
Les principaux sites se visitent en deux semaines. Vous pouvez par contre poursuivre votre voyage vers le Tadjikistan ou le Kirghizstan qui offrent la possibilité de faire du trecking en montagne.

Les principaux sites:
- Tachkent, la capitale point d'arrivée, ville soviétique par excellence, un charme un peu suranné, peu de vestige et de monuments.
- Samarcande, la somptueuse. Comptez 1 à 2 jours.
- Chakhrisabz, ancienne capitale, accessible facilement depuis Samarcande.

- Boukhara, la merveilleuse. La vieille ville est resté intacte. Le charme des ruelles, la profusion des monuments, la beauté des sites en fond la destination incontournable.
- Khiva, oasis perdue dans le désert. Véritable décor de cinéma, il faut y rester une nuit pour apprécier la tombée du jour dans la vieille ville et se sentir transporté dans le temps.
- Ourgentch et les forteresse du désert. Ourgentch n'a pas d'intérêt en soi, si ce n'est d'être la porte d'accès pour Khiva, Noukhos et la mer d'Aral. Un aéroport vous permet de prendre l'avion pour Tachkent. A la limite du désert, une succession de forts offre la possibilité d'une excursion. Vous serez quasiment seul.
- Noukos et la mer d'Aral sont une destination possible plus à l'Ouest. Noukhos pour son musée et la mer d'Aral pour le spectacle en temps réel du désastre écologique en cours. Nous n'y sommes pas allés.

Dans les villes de Samarcande, Boukhara et Khiva, vous trouverez toute une série de monuments.

L'Ouzbékistan, c'est l'ancienne Tranxoxiane de l'Antiquité, terre de culture depuis la haute Antiquité, en relation avec l'Empire Perse, conquise par Alexandre le grand, carrefour des religions : christianisme, bouddhisme, hindouhisme, islam, nestorianisme, mazdéisme, manichéisme etc., carrefour des peuples : Persans, Grecs, Hindous, Chinois, Mongols, Russes, Turcs, Afghans, Arabes, etc.

Malheureusement, peu de monuments ou de sites antérieurs à l'invasion mongole du XIIe ont survécu. La grande majorité des bâtiments datent du XIV et XVe siècle, époque de la renaissance timouride.

Vous trouverez donc dans ces villes toute une série de bâtiments propres à la civilisation islamique : mosquée, medersa (école coranique), mausolée, caravansérail (transformé en marché), bazars et minaret.

N'hésitez pas à vous arrêter dans les chaïkhanas (maison de thé) à ciel ouvert pour profiterz d'une petite pose. Et n'oubliez pas de visiter les marchés et les bazars.

 N'oubliez pas :
- appareil photo !, ou caméra,
- une gourde 1 litre par personne,
- quelques liasses de billets locaux et de dollars ou d'euros. La carte bleue est peu utilisée,
- un couvre chef (le soleil plombe à 12h),
- un carnet de croquis et des aquarelles pour une immersion totale et un plaisir sans partage.

Bon voyage...


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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 22:28

Construit en 1186, à l’époque de Jayavarman VII, 80.000 personnes dans 3.140 villages travaillaient pour ce temple bouddhiste dont plus de 500 danseurs. 
Le temple était un village à lui tout seul, d'une population de 12.640 habitants comme le stipule une inscription du temple.

Ta Prohm, plein de charme et de romantisme, est connu des voyageurs parce qu'il est unique.

Laissé partiellement à l'abandon, la végétation occupe encore le site. Les arbres surgissent entre les pierres. 

L'ensemble forme un étonnant décor propre à toutes les rêveries. 

C'est l’Ecole française d'Extrème Orient qui a choisi de laisser le temple en l'état pour garder un témoin de ce qu'était l'état des temples au moment de leur découverte au XIXème siècle.

Photos, dessins, peintures, récits... Ta Prohm à inspiré et continu d’inspirer les voyageurs. 

Pourtant, ce décor préservé d'une reconstitution trop importante reste artificiel. Les amoncellements de gravats, les arbres, les bas reliefs couverts de mousse sont le témoin d'un certain abandon. Mais on est loin de l'exubérance de Beng Mealea ou d'autres sites où la nature a tout envahie, où la jungle est la maîtresse incontestée du site. 
A Ta Prohm, nous sommes les témoins d'un juste équilibre entre la jungle et le temple, entre la nature et les hommes, c'est ce qui en fait son charme.

Les entrelacs entre les racines des fromagers et les blocs de grès constituent une figure emblématique du site.
Les arbres prennent naissance dans les infractuosités des pierres, ils se croisent en prolongeant leurs racines vers le sol. Celles-ci se faufilent entre les pierres puis, en grossissant, les écartent. 
Arrive un moment où ce n'est plus le temple qui porte l'arbre, mais celui-ci qui retient les pierres. 

Puis un jour, les murs s’effondrent et, avec eux, l'arbre. C'est la mort simultanée du temple et du fromager. 

Action progressive et inéluctable de la nature...

Reste la vision éternelle de ces embrassades mortelles.


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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 19:34

Climat :
- Saison des pluies : septembre/octobre
- Saison sèche : décembre à avril
- Mois le plus chaud : avril, 40°C
- Meilleure période : de décembre à février

Le mois d'Avril est un bon mois, le site est moins fréquenté du fait de la chaleur.

Hébergement :
Toute une série d'hôtels de toutes classes sont disponibles à Siem Reap.
Chambres à 18 dollars disponibles dans le centre.

Déplacement :
Des motos-taxis vous attendent à la sortie de votre hôtel, à l'aéroport, sur le site ou dans la rue.
Location de voiture avec chauffeur possible dans les hôtels.

A voir :
- Le site d'Angkor bien sûr

Mais également :
- La réserve ornithologique de Prek Toal
- Le village flottant de Chong Kneas

- Les temples de Roluos, ancienne capitale du IXe située à 13 km de Siem Reap

- Le temple de Banteay Srei, merveille des merveilles

- Le site de Kbal Spean, après une marche dans la jungle. Vous découvrirez le lit d'une rivière où les rochers ont été sculptés et décorés. 
A voir à la saison sèche.

- Phnom Kulen, 50 Km de Siem Reap. Le site rassemble des chutes d'eau, un temple moderne dédié à Bouddha, les vestiges d'une vingtaine de temples.
Le droit d'entrée est de 20 dollars, plus 20 dollars pour le taxi. 
La route est complètement défoncée sur une partie du chemin. Le site est très fréquenté par les cambodgiens. Pas forcément indispensable à voir.

- Le temple de Beng Mealea, perdu dans la jungle. 50 km de Siem Reap. Une splendeur, un site surprenant. Plusieurs villages sur la route méritent une petite halte. Un bon périple, vous risquez de ne rencontrer personne sur le site.

Le site d'Angkor :
Trois forfaits sont disponibles : 1 jour, 3 jours et 1 semaine.

- 1 jour : évidemment beaucoup trop court pour apréhender les beautés du site.
Les temples à voir pour un circuit court sont Angkor Vat, Angkor Thom et le Bayon, Ta Prohm. Ces sites sont extrémement fréquentés, vous ne serez pas seul. Je vous conseille de prendre un peu de temps pour la terrasse des éléphants et celles des lépreux et le petit temple de Thommanon.

- 3 jours : un minimum pour apprécier les beautés du site.
Vous pourrez visiter les sites cités précédemment et également le Banteay Srei, le Preah Khan, le Mebon oriental, le Pré Rup. Vous pourrez vous perdre à pied dans la cité d'Angkor Thom et passer une matinée sur le site de Roluos.

- 1 semaine : vous pourrez apprécier toutes les beautés du site.
Si vous avez un ou deux jours, n'hésitez pas à aller au temple de Beng Mealea, visitez le village flottant de Chong Kneas ou perdez-vous dans la forêt vierge et découvez le site de Kbal Spean.

Pour la visite des temples, n'hésitez pas soit à venir très tôt le matin, soit à adopter les horaires espagnols et visitez les sites entre 12h et 14h. Vous pourrez manger sur le site dans des restaurants en plein air situés à Angkor Thom face à la terrasse des éléphants.
Les sites les plus fréquentés, et c'est peu dire, sont : le Bayon, Angkor Vat, Banteay Srei et Ta Prohm.

N'oubliez pas :
- Appareil photo ou caméra
- Une gourde 1 litre par personne
- Un couvre chef  (le soleil plombe à 12h et les temples sont justement les seuls espaces à découvert du site…)
- De bonnes chaussures de marche (vous pourrez vous balader à pied sur le site d'Angkor Thom pendant un après-midi. Les escapades à Kbal Spean et au temple de Beng Mealea ne se font pas en tong !
- De quoi grignoter
- Votre pass, indispensable pour accéder au site
- Un carnet de croquis et des aquarelles pour une immersion totale et un plaisir sans partage

Bon voyage !!!


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