Dimanche 30 décembre 2007
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Architecte : Ieoh Ming Pei
Ce pavillon d’entrée du nouveau musée du Louvre à déclenché une belle polémique lors de sa construction. Beaucoup l’accuse de détruire l’intégrité architecturale et urbaine de la
cour Napoléon. Aujourd’hui, le musée ne serait plus concevable sans sa pyramide. Construite en verre et acier, accompagnée par un vaste projet d’aménagement en surface, la pyramide couvre
l’immense hall qui permet de desservir les différentes ailes du musée.
Superbe, la composition de cet ensemble est une parfaite réussite d’intégration d’un ouvrage contemporain dans un cadre historique prestigieux et ô combien de fois
remanié !
Aujourd’hui, le Louvre n’est que la somme de plusieurs projets qui, pendant 500 ans, ont permis son extension.
Le palais royal de Pierre Lescot, commencé en 1546, se poursuit en 1624 par l’adjonction du pavillon de l’Horloge de Jacques Lemercier qui, à l’époque, doit subir les plus vives
critiques du peintre Nicolas Poussin qui trouve le projet lourd et surchargé de décoration.
Et que dire de l’adjonction de l’aile Richelieu pur pastiche du XIXe siècle. Le Louvre ne vit et ne s’étend que par agglomération ; c’est son histoire, comme celle de nombreux
bâtiments parisiens.
Mais c’est aussi la force de Paris de pouvoir inspirer, construire et porter de tels gestes architecturaux en plein coeur de la cité.
Comme Beaubourg, la pyramide du Louvre est le symbole d’une ville qui évolue, sait se remettre en cause tout en préservant son patrimoine mais en le faisant vivre.
Je ne regrette pas la cour Napoléon des années 70, son côté IIIe république avec son square, son entrée miteuse, son hall poussiéreux, cela reste un souvenir de jeunesse, une
époque où, dans les salles du Louvre, on ne croisait que peu de monde…
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